Guérison ou consolidation : quelle différence ?
- Mylène Marchand
- 17 août
- 2 min de lecture

La guérison, c’est quand vous allez vraiment mieux. Vous avez récupéré toutes vos capacités. Vos douleurs ont disparu. En clair, vous êtes revenu·e à votre état de santé d’avant l’accident. C’est rare dans les accidents graves.
La consolidation, c’est quand votre état se stabilise. Même s’il reste des douleurs, des séquelles, des limitations. On considère simplement qu’il n’y aura plus d’évolution médicale prévisible à court terme.
C’est ce moment-là qui marque le point de départ de l’indemnisation définitive.
Pourquoi l’indemnisation dépend de la consolidation, pas de la guérison ?
Parce que c’est à partir de la consolidation que les experts médicaux peuvent chiffrer :
Vos séquelles physiques ou psychiques
Vos pertes de revenus à venir
Vos besoins d’aide (tierce personne, soins futurs...)
Et tous les postes de préjudices définis par la nomenclature Dintilhac (souffrances, préjudice d’agrément, incidence professionnelle, etc.)
Avant cela, tout est encore trop incertain. On ne peut pas prévoir si vous allez complètement
récupérer... ou pas.
Faut-il attendre la consolidation pour agir ? Non, mais…
Vous n’avez pas à rester inactif·ve en attendant la consolidation.
Bien au contraire :
Il est possible de demander des provisions (avances sur indemnisation)
Il est fortement recommandé de se faire accompagner très tôt par un avocat et un médecin conseil indépendant
On peut déjà préparer votre dossier, recueillir vos justificatifs, poser les bases de la stratégie indemnitaire
Ce que vous devez éviter absolument : signer une indemnisation définitive avant consolidation ou sans expertise contradictoire. Cela revient souvent à accepter une somme bien inférieure à vos droits.
L’expertise médicale post-consolidation : le pivot de votre indemnisation
C’est l’expertise médicale, réalisée une fois votre état consolidé, qui permet d’objectiver :
le déficit fonctionnel permanent
les pertes de gains professionnels futurs l’incidence sur votre emploi
les besoins en soins, prothèses, aménagements...
Elle se fait :
à l’amiable (attention : souvent organisée par l’assureur)
ou judiciaire (décidée par un juge si nécessaire)
Vous avez le droit d’être assisté·e à cette expertise par un médecin indépendant et un avocat. Et c’est souvent décisif.
À retenir
Ce n’est pas la guérison qui déclenche votre indemnisation, mais la consolidation.
En attendant la consolidation, vous pouvez demander des avances et préparer votre
dossier.
L’accompagnement d’un avocat formé en dommage corporel et d’un médecin-conseil
indépendant est une vraie sécurité face aux assureurs.
Ce qu’on peut faire ensemble
Je ne suis pas spécialisée exclusivement en dommage corporel, mais j’interviens régulièrement dans ce domaine, notamment en lien avec le droit du travail (perte d’emploi, inaptitude, incapacité...).
Mon rôle, c’est de protéger vos intérêts dès les premières démarches, et jusqu’à l’indemnisation finale.
Un accident de la route peut bouleverser une vie.
Ne laissez pas un dossier mal défendu ajouter une injustice à la blessure.